Dans le jardin s'ébroue la buée bleue
Dans le jardin séculaire Dans le jardin circulaire Dans le jardin circule l'air
Dans le jardin circulaire la montagne affleure la montagne à fleurs frole l'air affole les pétales Le jour se lève
Dans le jardin se mire la mémoire moire et miroir
Dans le jardin sec se délecte l'ocre orangé Il se joue de la lumière bleutée blutée jusqu'au petit jour
Dans le jardin vert s'évase la vie ... s'en va vers … s'en va vite se mettre au vert
Dans le jardin ébouriffé l'iris pulvérisé libère de doux parfums surannés
L'eau claquemurée rêve bleuit Elle ne luit que pour elle
Dans le jardin-cimetière René Char accroche encor de fragiles fleurs à nos fusils la nasse de la peur les filets de la mort s'affaissent s'effilochent disparaissent dans la nuit noire opaque et talismanique
Dans le jardin brocanteur le bri-à-brac débloque libère sur l'heure toutes les belles fleurs ensevelies
Dans le jardin trinoculaire les agiles tiges tubulaires suspendent tout litige
Sous le jardin délétère sont accrochées outre-ciel outre-terre nos plus belles et odorantes pensées
Dans le jardin serein plus rien ne tourmente « rien que le vide et l'avalanche » pas même l'esquisse d'un sourire de la douce amante Dans le jardin serein plus rien ne tourmente « rien que le vide et l'avalanche » pas même l'esquisse d'un sourire de la douce amante Dans le jardin serein plus rien ne tourmente « rien que le vide et l'avalanche » pas même l'esquisse d'un sourire de la douce amante Dans le jardin serein plus rien ne tourmente « rien que le vide et l'avalanche » pas même l'esquisse d'un sourire de la douce amante
Dans le jardin d'or pâle s'étiolent et s'étirent les dernières couleurs Dans le jardin des coulures e muet d'avoir tant aimé le désir d'aile éclate encor il ne luit que pour elle Dans l'étroit couloir d'or des couleurs désenclavées s'ouvrent les voies libertaires
Inouï jardin musique-mosaïque Ad-hoc Dans l'infame tourmente tournoyante en dent de scie La bête immonde émonde encore Hic et nunc
Dans le grand chaudron du jardin informel les pétales rouges s'allument et parfument la montagne Ses eaux irriguent nos éternelles ridules enluminent notre mémoire sans contours ote la suie de nos noires nuits calaminées